Lundi 18 février 2008
À l'époque où toutes les formations politiques se font un devoir d'afficher leur "programme participatif" il n'est pas inutile d'essayer de démêler les pièges que cet étalage de participation cache.
 
undefinedOn identifie souvent "participatif" avec référendum ou consultation à l'échelle locale. Si cet outil peut être parfois envisagé quand il s'agit de départager des choix que le consensus n'a pas su réconcilier, ce type de consultation est le plus souvent détourné pour avaliser des décisions déjà prises. Une bonne dose de désinformation, des avis d'experts prétendument indépendants, un simulacre de vote et le tour est joué : on coupe court au débat citoyen. Ce n'est pas "voter" qui est démocratique, mais posséder les instruments réels de connaissance et d'analyse des questions débattues.
 
Autre détournement : la participation c'est l'information. On veut tout savoir, dit-on : le citoyen, informé est un citoyen libre. Soit, mais être submergé par une avalanche d'infos, en vrac, sans instruments de lecture ni de décodage équivaut à renvoyer les gens dans leur coin pour qu'ils "laissent aux experts des affaires trop complexes". Si l'on ajoute que souvent l'information se transforme en communication de ceux qui détiennent les médias (aussi locaux soient ils), on voit ce qu'il reste. Alors cette fameuse information se transforme en "pédagogie" et toute opposition est imputé à un "manque de pédagogie"… et on en rajoute une couche.
 
Troisième piège : l'assemblée. On convoque tout le monde, on débat, on discute dans le vague, on fait Café du Commerce et, au bout de quelques réunions vaseuses ou orageuses, tout le monde s'en retourne à la maison bien persuadé qu'il est impossible de se mettre d'accord et qu'il vaut mieux déléguer tout ça à un seul responsable, qui a attendu patiemment ce moment. Il lui est alors facile d'affirmer, devant l'évidence, que "la participation c'est la chienlit".
 
Plus pervers. On met en place des commissions et des comités de réflexion qu'on prend bien soin de faire manipuler par des fidèles qui, souvent en toute bonne foi, font adopter avec tact les décisions souvent déjà prises et en cours d'application. On appelle ça des "chambres d'enregistrement"
 
Dans tous ces cas, le résultat est l'enracinement dans tous les esprits du fait que le collectif est "par nature" incapable de s'occuper des affaires publiques et que, pour finir, il faut un chef. Après ça, essayez donc de mobiliser et d'impliquer à nouveau les citoyens!
 
Ces méthodes sont d'autant plus faciles à mettre en œuvre qu'elles s'appuient sur quelques tendances naturelles de l'esprit humain : s'occuper surtout de ses affaires, obéir à une autorité, se plaindre dans son coin et s'endormir au chaud. Nous mêmes nous résignons souvent à la fatalité de cette attitude. "Les gens sont comme ça, on ne peut rien y faire" se dit-on, et au mieux on propose de les éduquer au préalable. Mais qui éduque qui ? La démocratie s'apprend en la pratiquant : ce n'est pas aisé ni agréable de commencer à penser avec sa tête.
 
Si l'on veut qu'au moins en partie l'autre tendance naturelle, celle qui fonde la vie en société, puisse s'exprimer de manière opérante et fructueuse, il faut résolument mettre en œuvre des structures réelles de contre-pouvoir, dotées de moyens et de rôles reconnus. C'est l'ensemble de la chaîne des prises de décision qui doit être bouleversé. Ce sont d'abord les élus qui doivent, d'un acte politique volontaire, se dessaisir de certaines attributions, mais surtout d'une foule d'habitudes, de procédures et de mentalités.
 
Premier d'entre eux, à l'échelle municipale, le Maire doit tout mettre en œuvre pour désacraliser son image, pour rendre la transparence à tous les actes de gestion qui concernent tout le monde.
 
Le paradoxe de ce processus vient du fait que ce sont ceux-là même qui détiennent le pouvoir symbolique (et une partie du pouvoir réel) qui se doivent de l'initier.
 
D'autre part, sans un ferment citoyen capable d'utiliser les outils de participation qui deviennent possibles, la participation, même avec la meilleure volonté du monde, ne sera jamais qu'un acte paternaliste et tombera d'elle même dans un de travers décrits plus haut.
 
L'urgence est donc que, parallèlement à l'élection éventuelle d'une municipalité réellement ouverte à la participation, un mouvement extra-municipal se crée pour relever le défi et mettre en marche la machine qui pourra seulement alors initier un changement véritable. Il n'est pas réaliste de penser que d'emblée tous les domaines puissent être investis par ce changement : cela porterait à une dispersion des énergies et aboutirait aux mêmes travers.
 
Il suffit qu'un seul domaine, celui qui peut mobiliser le plus de volontés et de compétences, soit concerné et puisse servir de modèle, dans l'espoir qu'il pourra s'étendre aux autres activités.
 
Mais le premier pari est celui de la confiance et l'optimisme. Confiance dans la capacité de tout un chacun d'éteindre un soir son poste de télé, de sortir de chez soi pour aller à la rencontre des autres, pour commencer enfin à s'occuper de ce qui le concerne.
 
Facile ? non, car tout est fait aujourd'hui pour décrédibiliser la politique au sens premier du terme : "s'occuper de sa ville". Pas facile, mais indispensable.
 
                                                                                                                                                                  Carlo ROCCELLA
par Montagnac Motivés publié dans : Démocratie locale
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Dimanche 17 février 2008
convoi-bateau.jpgDepuis des années, Montagnac est transpercé par l’une des plus grandes voies navigables de France : la nationale 113, devenue le 1er janvier 2006 la Route Départementale 613.
 
            Une association, Dévia 113, se bat pour obtenir une déviation. Montagnac Motivés ! l’a rencontré pour affirmer son soutien.
 
            La question de la RD 613 relève donc de la seule compétence du Conseil Général mais une Municipalité peut demander aux services de l’Etat d’examiner, de participer et de la soutenir lorsqu’elle souhaite améliorer ou modifier ses infrastructures routières. Les communes de Pézenas et de Mèze se soucient elles aussi de la RN113/RD613. A nous de réfléchir quant à une action menée conjointement avec elles.
 
Le 16 mars 2006, notre voisine Pézenas adopte en Conseil Municipal une motion pour que les Services de l’Etat examinent l’ensemble de la régulation des flux routiers et autoroutiers entre l’A 9, l’A 75 et la RN 113 ; que soit pris en compte le développement économique de ce bassin intégrant Sète et l’Etang de Thau, mais en s’ouvrant sur le Piscénois afin d’examiner la question d’une véritable liaison entre Sète, l’Etang de Thau et l’A 75.
 
Le 14 septembre 2006, le Conseil Municipal de Mèze rejette fermement le projet de classement de la RN113/RD613 en Route à Grande Circulation. Le Conseil Municipal émet un avis défavorable et rappelle qu’il souhaite que soit créée une liaison entre l’A75 et l’A9, liaison qui permettrait de soulager le trafic routier au sein de la commune. André Vézinhet, Sénateur et Président du Conseil Général émet un même avis défavorable.
 
            Ces deux exemples nous montrent qu’une Municipalité, bien que dépourvue de pouvoir décisionnaire, peut tout de même agir en faisant pression et en affirmant son opposition.
 
            Le Plan Local d’Urbanisme adopté par la Municipalité en juillet 2002 est désormais le document central de l’urbanisme communal. Il s’accompagne d’un Document Graphique du Règlement. Il s’agit d’une carte de la commune divisant son territoire en plusieurs zones. Il délimite des secteurs particuliers, notamment les emplacements (pour la construction future d’équipements publics par exemple). On voit sur celui de Montagnac qu’il est fait mention d’un « périmètre de projet de déviation », périmètre ne concernant que la partie méridionale (côté Mèze) de la déviation, l’embranchement nord est lui vierge de toute précision.
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            Si la mairie sortante n’a pas prévu de débouché pour cette déviation, le Conseil Général semble avoir pris en compte la demande de la population en débloquant une somme pour finaliser une étude (une pré-étude avait déjà eu lieu), et envisagerait, en lissant le financement sur 5 ans, de réaliser le tronçon qui contournera Montagnac.
 
            Soucieuse que les commerces de proximité du village ne pâtissent pas de la déviation, l’équipe de « Montagnac, Motivés ! » pense que ce temps d’étude, puis celui de la construction, doivent être mis à profit pour rendre à la commune son attractivité commerciale historique.
 
            Enfin, nous considérons qu’il faut poursuivre la réflexion et trouver des solutions plus globales aux excès du transport routier, facteur d’accidents et destructeur de l’environnement.
par Montagnac Motivés publié dans : Campagne municipales 2008
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Mercredi 13 février 2008
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Lundi 11 février 2008 à Montagnac Radio Pays d'Hérault donnait la parole, en direct de la brasserie des Sports, aux trois candidats déclarés aux municipales ainsi qu’au public présent dans la salle.
 
Ecoutez-le en ligne sur le site de Radio Pays d'Hérault : 
http://www.rphfm.org/spip.php?article421

Radio Pays d'Hérault, une radio locale qui donne du temps à la parole, parole utile, éclairée, futile, passionnée.... Une radio locale au coeur de l’actualité musicale : une programmation atypique, éclectique, indépendante ...
par Montagnac Motivés publié dans : Campagne municipales 2008
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Dimanche 10 février 2008

Le 29 février, La Marseillaise a publié un long article sur les projets de Lavagnac :
http://journal-lamarseillaise.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4904&Itemid=1 

chateau-Lavagnac-copie-2.jpg
Photo :
www.domainedelavagnac.com/index-f.php

Le château de Lavagnac, vendu en 2006 à des entrepreneurs anglais, les frères Cox, représentés par M. Edds de Leisure and Land à Pézenas, est l’objet d’une transformation majeure : ses propriétaires souhaitent faire du domaine un lieu touristique haut de gamme. Ils ont prévu un aménagement d’envergure pour une clientèle internationale : un park-hôtel composé de suites de luxe et un ensemble d’habitations de standing (environ 600 villas sont pour l’instant au programme) implantés autour d’un parcours de golf.
 
Ce projet correspond en tous points à ce que les universitaires nomment comptoir touristique.
 
Un comptoir touristique se définit comme un lieu sans habitants permanents. C’est un espace monofonctionnel fermé à la société locale. Il a sa propre réglementation. Sa maîtrise est assurée par un seul acteur, en général le promoteur. Quand il a une fonction de séjour, cette dernière se réalise avec la présence exclusive d’hébergements banalisés. Pensons à Port-Grimaud, à Avoriaz, à Disneyland Paris, aux Center Parcs. Il se définit comme une entité en total décalage avec l’environnement immédiat et en rupture paysagère forte avec les alentours. Parfois isolé, ce lieu clos est souvent entouré de hauts murs et n’y pénètrent que les personnes autorisées.
 
            Lorsqu’on examine attentivement les documents qui ont été mis à la disposition du public lors de la demande de révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme en octobre dernier, on constate que le projet de Lavagnac colle parfaitement à la définition. Un tourisme de grande envergure et de luxe ainsi que la transformation de la plaine viticole sont des ruptures majeures tant humaines que physiques.
 
            En outre, on sait pertinemment qu’une mise en tourisme entraîne un changement radical des sociétés locales. Cette mise en tourisme, si elle correspond à un choix de la société locale peut assurer une diversification des activités économiques et investir la ville. La création d’un nouveau lieu urbain, même s’il est à l’extérieur du centre-ville/village, amplifie la centralité de cette commune.
 
            Mais la population locale a été peu informée de ce projet. Le sentiment d’être mis devant le fait accompli est fort. Les habitants sont dans l’incapacité de se sentir porteurs et parti prenante de cette entreprise.
 
            Une telle dichotomie entre Lavagnac et Montagnac pourrait à terme fortement ébranler le système local. Les difficultés actuelles rencontrées par le monde viti/vinicole encouragent cette rupture.
 
            La Municipalité a tenté de sensibiliser la population par l’emploi. On promet de nombreux emplois pour les Montagnacois. Cette approche économique pourrait permettre aux habitants de se sentir réinvestis dans leur commune. Ils pourraient ainsi tardivement s’approprier ce développement.
 
            Or, les conséquences sur le marché de l’emploi des comptoirs touristiques ont été particulièrement observées. Trois caractéristiques sont récurrentes : l’organisation de l’emploi y est très hiérarchisée et pyramidale, ces emplois sont soumis à une grande flexibilité, et un grand nombre petits entrepreneurs gravitent autour de ces structures.
 
            Il ressort également des différentes études que les emplois créés par ces structures ne profitent que très peu à la population locale. Les habitants n’accèdent qu’aux emplois peu ou pas qualifiés et le nombre de ces habitants décroît à mesure que le niveau de qualification exigée augmente. On le voit très clairement dans le graphique suivant :

L’organisation pyramidale des emplois touristiques

 

 

 

Investisseurs

Etrangers ou français

Peu présents

 

 

Gestion locale

Personnel qualifié     Souvent extérieur à région

 

 

Employés spécialisés  Ex. : chef de cuisine, moniteur de golf

Extérieurs à région, ne restent que quelques années

 

 

Emplois sans qualification spécifique   Jeunes populations issues des métropoles proches

 

 

Emplois sans contact avec la clientèle  Sans aucune qualification   Populations locale et migrante de proximité



Le projet des frères Cox est connu depuis 2006. Pourquoi ne pas avoir informé les jeunes montagnacois de ces éventuelles créations d’emplois ? Pourquoi ne pas les avoir incité à s’engager dans des voies professionnelles pertinentes et en rapport avec le projet de Lavagnac ? Pourquoi ne pas avoir monté un partenariat avec les centres de formation proches pour créer les filières nécessaires ? 


                                                                                                                                                                 Marina MERUCCI

 

 Bibliographie éclair :

 

Stock M. (sous dir°), 2003, Le tourisme, acteurs, lieux et enjeux, Belin Sup.

Corbin A., 1995, L’avènement des loisirs 1850-1960, Champs Flammarion.

Brunel S., 2006, La planète Dysneylandisée, Editions Sciences Humaines.

par Montagnac Motivés publié dans : Lavagnac
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Samedi 9 février 2008

Montagnac--motiv-s-logo.jpg

Montagnac a besoin d'une alternative démocratique solide.
 
La municipalité actuelle, comme la droite sarkoziste, a fait le choix de favoriser les plus aisés contre la majorité de la population :
• Montagnac livré aux promoteurs
• Services publics et commerce de proximité mis en danger
• Patrimoine bradé.
 
MONTAGNAC ÉTOUFFE, RENDONS LUI SON SOUFFLE !
 
 

Montagnac--motiv-s.jpg

·         Nous avons voulu répondre à la demande des Montagnacois qui attendent  une autre expression de la gauche.
·         Nous sommes une liste de citoyennes et de citoyens, ancrés à gauche,indépendants des appareils politiques.
·        Nous sommes une autre gauchequi lutte contre l'Europe libérale et ses conséquences pour les gens de notre village.
 
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Parce que votre vie au quotidien à Montagnac est de plus en plus affectée, nous chercherons avec vous des solutions plus justes et humaines aux questions du lien social et de l'emploi, du logement et de l'urbanisme, de l'éducation et de la culture, de la sécurité et du bien être.
 
Nous avons demandé à Allain Jalabert de conduire ce groupe aux élections  municipales.
par Montagnac Motivés publié dans : Campagne municipales 2008
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