Vendredi 7 mars 2008

Définition
Le complexe en projet à Lavagnac est un objet scientifique qui s’appelle un comptoir touristique. Il se définit comme un type de lieu créé par et pour le tourisme, maîtrisé par un acteur,
promoteur en général. C’est un lieu fermé où s’applique une réglementation spécifique et au sein duquel la fonction d’hébergement est essentielle. Aucune population permanente n’y réside[1].
Types d’emplois
Ces comptoirs touristiques génèrent trois caractéristiques sur le marché local de l’emploi :
- les emplois sont très hiérarchisés (dirigeant, personnel supérieur, cadres,
employés permanents et personnel compressibles selon la saison)
- les emplois sont flexibles et s’organisent en fonction de l’afflux des touristes
(travail saisonnier, temps partiel pour couvrir les week-ends)
- et un grand nombre de petits entrepreneurs gravitent autour du complexe.
On distinguera les emplois liés directement au golf et les emplois indirects engendrés par celui-ci.
Les emplois directs
5 types d’emploi sont recensés :
- l’investisseur
- Le personnel qualifié qui s’occupe de la gestion locale (le comptable, le
commercial…)
- Les employés spécialisés (le chef de cuisine, le moniteur de golf…
- Les employés sans qualification spécifique (les serveurs, l’hôtesse
d’accueil…)
- Les employés sans contact avec la clientèle et sans qualification (les agents
d’entretien…)
Les emplois indirects
On peut les répertorier en 8 catégories : ceux qui concernent l’hébergement, la restauration et les débits de boissons, l’accompagnement des
touristes, les boutiques(vêtements, bijoux, artisanat), les services de location (vélos…), les services de beauté et les divertissement et spectacles.
Ce qu’on constate, c’est une précarité de ces petites entreprises. Ce sont surtout des petits métiers qui sont exercés. Ce ne sont pas de véritables
entreprises qui s’installent et se développent.
D’ailleurs, François Ascher[2], le grand urbaniste, déplore ces comportements qu’il qualifie de parasitaires et dénonce ces
métiers se rémunérant de pourboires ou de véritables petits larcins, ces guides improvisés, ces laveurs et gardiens de voitures, ces prostitué(e)s, ces vendeurs à la sauvette
…
Il rappelle que malheureusement ces activités permettent de gagner plus d’argent que les salariés des autres secteurs.
Pour qui ?
En ce qui concerne les emplois directs, on se souvient de la pyramide des 5 types d’emplois (investisseurs ; gestion locale, employés spécialisés,
employés sans qualification spécifique et employés sans qualification). On sait bien 2 choses. La première, c’est que pour les emplois de direction et les emplois qualifiés, la main d’œuvre
expérimentée et diplômée vient d’ailleurs, d’autres régions, des métropoles proches. Et la deuxième chose que l’on sait, c’est que seules les deux dernières catégories d’emplois pourront
éventuellement concerner les Montagnacois. Mais pour servir dans un restaurant gastronomique ou pour accueillir au téléphone une clientèle ne parlant pas français, il faut posséder certaines
compétences. Il aurait d’ailleurs peut-être été judicieux que la Municipalité informe dans les détails les jeunes du projet qui se construit depuis 2 ans, pour que ceux-ci puissent s’inscrire dans des formations spécifiques et être diplômés le plus
vite possible.
Pour les emplois indirects, ces petits métiers pourront être créés par la population locale. Mais on ne peut pas quantifier l’attractivité qu’aura alors
Montagnac. Peut-être que de nombreux petits entrepreneurs viendront s’installer. Ca, on ne peut pas le mesurer.
Combien ?
On en vient à la question centrale : combien d’emplois ? Je m’appuierai sur deux éléments.
sur les expériences comparables à celle de Lavagnac.
Et les chiffres fournis par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Les complexes de golf équivalents, tant pour la partie golf que pour la partie hébergement, emploient moins de 20 personnes. C’est une réalité tangible.
Dans la Charte du 2 mars 2006, on trouve les données statistiques suivantes :
550 golfs représentant 7000 emplois directs et 20 000 emplois indirects.
soit 12,72 emplois directs en moyenne par golf !
soit 36,36 emplois indirects en moyenne par golf !
Soit un total de 49.08 emplois créés par golf !
J’ai accepté de conduire
la liste Montagnac, Motivés !

Mardi 26 février, les candidats de
Montagnac, motivés ! rencontraient les responsables d’associations.

Allain
Jalabert
Serge
Azaïs
Guy Blayac,
Jean Luc Bontron,
57 ans, marié, 3 enfants. Avec son épouse montagnacoise il s’est installé au village il y a une trentaine d'année. Militant des parents d'élèves, de l'école de musique, cofondateur du
club de hand-ball qu’il a animé pendant 18 ans, il a aussi été, un mandat durant, conseiller municipal.
Aïcha Chalabi, 42 ans, 3
enfants. Née à Pézenas, elle a toujours vécu à Montagnac. Elle a été l’élève d’Allain Jalabert. Impliquée bénévolement dans l’animation du village (Rencontres Méditerranéennes) quand
Montagnac était enthousiaste, elle est aujourd’hui représentante des parents d’élèves .
Simone
Delgado
Valérie
Dilgard
Barbara Douvenot, 33 ans,
Héraultaise depuis 1994, Montagnacoise par choix depuis 3 ans. Tour à tour employée dans une multinationale, créatrice d'entreprise, commerciale, sensibilisée par son vécu aux problèmes du
chômage, elle a le désir de travailler au développement du tissu économique local. "La mondialisation n'est pas une fatalité. A Montagnac, nous avons des commerçants, des artisans, des
entrepreneurs compétents. Je pense que nous devons les aider à maintenir et développer leur activité pour mieux lutter contre le chômage."
Jean Eldin, 70
ans, retraité SNCF, syndicaliste.Il s’est installé à Montagnac avec son épouse, il y a 14 ans pour se rapprocher de leurs enfants installés dans la région.Il s’estaussitôt investi dans
le domaine associatif socio culturel (Laser, Casa de Espana, foyer rural, Secours populaire) et dans les structures citoyennes de gauche.
Resleine El
Hafsi, 23 ans, native de Montagnac. Cette sportive (hand et foot, pratiqués dans les équipes du village), prépare l'examen d'entrée à l'Institut Régional du Travail Social (IRTS). Pour
financer sa formation, elle est hôtesse de caisse et comptable dans la grande distribution.
Myriam
Gachenot
François Gersant
Nadine
Guirao
Rosemary
Jourdan
Manu
Karmazyn
Marie
Claude Larrondo
Valérie Machecourt
Marina
Merucci
René
Moreno
Carlo Roccella
Paul Tailhades
Si elle constate que les exercices 2003 et
2004 ont seulement permis à cette collectivité de se mettreenplace et qu'un effort de rigueur commence à s'amorcer en 2005 et 2006, la Chambre régionale des comptes est là, bien clémente à
leur égard.